24 heures Chrono

Rep. Dominicaine


3 janvier 2015. 17H30

Un autre ? me demande Didier. Avec sa longue chevelure blonde, Didier me fait penser à la Reine des neiges. « La Reine des neiges-le retour », version aftersous extasy.Baroudeur invétéré, il a posé ses valises dans ce petit coin de Paradis, il y a 8 ans, il n’en est jamais reparti.

Comme je le comprends. Je me sensmoi aussi ici étrangement comme à la maison. Pourtant, tout est si différent. Je suis à 8000 km de chez moi, dans unpetit village de pêcheurs du bout du monde,le dernier de la péninsule, le dernier spot et stop de mon voyage. Demain retour à Paris…

Ça s’est passé très vite, en 2 mn, au hasard d’une rencontre à l’angle de la rue des Deux-boules et rue des Mauvais garçons. Aurais-je dû voir cela comme un signe ?!En bonne parisienne qui se respecte je rentrais de mon cours deFinger-food et c’est là que j’ai croisé Alice, une vieille connaissance.
« Alice : …En tout cas ça a pas l’air de t’affecter plus que ça tous tes problèmes de boulot et autres… t’as l’air en forme !
Moi : Je suis d’une nature optimiste ! Pas du tout le genre à vouloir me jeter par la fenêtre.
Alice : Tant mieux.
Moi : En revanche si je me faisais écraser par une voiture, là tout de suite par exemple, je crois que ça m’dérangerait pas.

Blanc intersidéral.

Alice, rire gêné : T’es pas sérieuse ?
Moi, du tac au tac : Ben si.
Alice, d’un ton solennel : C’est grave c’que tu dis...
Moi, visiblement à côté de la plaque : Ah bon ?
Alice, re-gêné : Ben…heu…oui. Quand même !
Moi, visiblement un peu moins à côté de la plaque : Ah oui…T’as peut-être raison … »

Le lendemain, j’arrivais à la conclusion que le « peut-être » était clairement de trop. J’achetais un billet low-cost vers une destination carte postale.Vol sec A/R. Pour le reste… l’aventure et un beau moyen de réchauffer l’hiver.

Alors, un autre ? me demande Didier avec insistance.
« Si, gracias » ! Son resto de plage ressemble à la cabane de Tom Sawyer, tout de bois vêtue. C’est désuet, c’est bleu pastel, assorti à la couleur de la mer. C’est beau. Didier m’apporte mon« Coco- loco ». Rien que le nom est magique. Ce qu’il y a dedans encore plus :l’ivresse du rhum est ouatée et électrique. Je le sirote, tranquillement assise à une des tables en plastique rouge à l’effigie de cette célèbre « worldwidecompany »(celle qui t’aide doucement mais surement à devenir diabétique), bercéepar le clapotis des vagues et le son d’une vielle sono passant des airs de Bachata…Je suis dans une bulle alors que tout s’agite autour de moi, l’effervescence d’une fin de journée bien méritée pour tous. C’est l’heure de l’apéro sur la plage principale : pêcheurs, touristes, capitaines des lanchas (petites barques amenant les badaudss’étant aventurés jusqu’ici dans les îlots plus que paradisiaques à l’entour) se mélangent joyeusement. Et l’apéro dans ce pays-là, ça envoie ! Ils restent pourtant tous droits comme des I tréma . Seul oncle Hubert,féru de son pastis au p’tit dej, serait éventuellement à la hauteur de l’évènement, voire gros challenger, mais nous, communs des mortels, on peut oublier direct. Je reste dans ma bulle alors que tout s’agite autour de moi. J’adore cette sensation. Elle me rappelle celle de mon enfance. Blottie dans la couette, je m’endormais toujours la porte ouverte, le bruit dans le salon, celui de la vie qui continue, me rassurait.
Je bois la dernière gorgée.Je suis légère, comme l’air chaud des Caraïbes qui me caresse le cou avec tendresse. Enfin. C’est si bon. Cette douceur de vivre, la chaleur des gens, cette nonchalance assumée, quel bonheur…C’est peut-être pour ça que je me sens ici comme à la maison.
Un « Ola señorita » me sort de ma torpeur exotique.Je lève la tête, intriguée. Il me tend la main avec un sourire…énorme, le sourire ultrabright des pubs de lessives sauf que le sien n’est pas délavé. Il est puissant, plein de couleurs, et tellement plus efficace que 2 boîtes de Lexomil.
A en croire sa tenue, ce doit être l’un des capitaines de « lancha ». Il s’assoit à ma table avec un naturel déconcertant. Et je l’accueille avec tout autant de naturel. Les relations humaines sont beaucoup plus simples ici, plus directes. Pas de chichi, pas de froufrou, pas de tutu. C’est brut de fonderieet pourtant si généreux. Ça fait du bien...
« Que bellami amor ! »me lance-t-il avec une assurance tout-risque. « T’es belle mon amour ! » Parole qui sortit du contexte est, je vous l’accorde, d’une lourdeurkitsh désarmante mais qui remise dans le contexte, avec cette voix feutrée et cette ouate électrique qui circule dans mon sang,n’est rien d’autre que tout à fait charmante et aérienne. J’aipresque même envie d’y croire. Mais je le vois venir gros comme un palmier au milieu d’une plage déserte.Il ne m’aura pas !
« Quoi ??? Tu pars en république Dominicaine ? Il paraît que c’est un ghetto à dollars, le royaume des full-inclusive, tourisme sexuel à mort : prostitution à gogo, vieilles cougars (= pléonasme) en chasse du jeune black.Les locaux ne rêvent que de baiser LA touriste et inversement d’ailleurs. Ils n’en veulent qu’à ton popotin et ton fric. C’est pathétique, le cliché absolu ! »
Ce à quoi j’ai répondu à mon amie Manon : 1-J’ai beau devoir congeler mes ovocytes dans 2 ans, je ne suis pas « vieille », merci, 2- Encore moins cougar. A la rigueur MIFL (Mother I’dlike to fuck) mais j’ai pas de mômes, donc ça ne marche pas non plus 3- Si je veux m’envoyer en l’air, en 1 click sur Tinder, le tour est joué, livraison à domicile inclus, pas besoin de faire 10h d’avion avec des collants de contention top du glam collés à tes jambes... 4- Le cliché de la touriste qui se tape un local, très peu pour moi, tu le sais très bien !
Très peu pour moi mais il faut quand même l’avouer cet homme me plaît : la beauté et sensualité de ce corps chocolat(excellent pour la santé, surtout le noir, c’est scientifiquement prouvé) son énergieravageuse et sauvage, ses yeux de môme, sa voix cassée.Surement un mélange de tout ça. Cet homme me plaît etau vue de ce qui défile au creux de ses pupilles, il semblerait que ce soit réciproque. Surtout ne pas craquer. Non ! Je ne serai pas cettegringoqui se tape un local.C’est tellement cliché…
Ilfaut pourtant avoir le mental d’un sportif de très très haut niveau pour ne pas craquer.
8 jours que je les observe, ils envoient du méga octet lourd ces gueules d’anges. Des Begons en puissance, elles tombent toutes comme des mouches. Un vrai carnage !! Ce sont des warriors de la drague, des killers de la séduction, des Don Juan 5 étoiles (Roméo à côté est un gros nase, c’est dit). Ils ont ça dans le sang, dans la peau. Ça sonne si juste, on ne peut que les aimer.
En3 secondes ils t’embobinent à coups de « mi amor, cariňo » de regards rieurs et gestes chaleureux (= euphémisme)…Tu ne vois rien venir, si ce n’est leur ampoule 200 watts greffée au visage, forcément ça éblouit. Donc tu sais plus ou t’habite. Enfin ci, très loin d’ici. En 3 secondes ils t’embobinent et t’as envie de te laisser faire parce que c’est les vacances, parce que tout dans cet île t’incite à lâcher prise. T’as envie de te laisser faire parce que pour une fois dans ta vie tu peux enfin respirer ce vent de liberté, celui de la France des années 60, que tu n’as jamais connu (puisque tes parents ont eu la bonne idée de tarder à se reproduire..) mais dont on t’a tant parlé…
Mais tu ne te laisseras pas faire, parce que tu t’appelles Albane, que tu as une putain d’éthiquejudéo-chrétienne (même si la messe c’est une fois l’an comme la taxe d’habitation fort heureusement) que tu fais fonctionner 1000 fois plus ton cerveau gauche (« « Que va dire tante Janine si… ? ») que ton cerveau droit (« Au feu Tata Janine, je largue les amarres »), comme tout bonne occidentale qui se respecte et que tu t’es jurée« touché terre touché ciel jusqu’au bout de l’univers, cadenas ! » de ne jamais donner raison à ton amie Manon.
19h- La nuit commence à tomber, c’est l’heure où les vieux et les enfants vont faire dormir leurs yeux.Tandis que sur la plage, les pupilles commencent à se dilater. On entend des éclats de rires parcourir l’air moite ambiant. J’en suis à mon 3ème Coco loco, lui déjà 4. Mais j’arrête !De toute façon la Reine des neigesferme sa paillote.
« Ah d’accord, c’est moi qui paye tes verres ? » lui dis-je d’un air 1/3 surprise, 1/3 choquée, 1/3 outrée.
« Si, porque no ? » me répondCarlos(ah oui je ne vous l’ai pas encore dit mais il s’appelle Carlos. On est d’accord, ça fait pas rêver… ça me rappelle plutôt le plombier qui m’a facturé 200 euros pour enlever le cheval en plastique que mon neveu a laissé en souvenir dans le tuyau de ma baignoire, le con ! -le plombier, pas mon neveu- mais ici, Carlos, avec ce petit « r » délicatement roulé, et une rangée de cocotiers dans ton champs de vision, ça fait monter les hormones direct) sansle moindre quart de début de scrupule avec son sourire ultrabright pas délavé. Dans ma tête je pense : 1/3 malotru, 1/3 goujat et 1/3 gros goujat.
Pourtant cet homme me touche, je n’y peux rien. D’ailleurs nos yeux se sont reconnus dès le premier regard, ils ne s’étaient pourtant jamais vus.
Et puis c’est vrai « porque no », après tout ?!Caa au moins le mérite de pouvoir alimenter le 20 ème volume en 15 tomes du manifeste des chiennes de garde. On peut aussi voir ça comme du bon sens de sa part (ou une BA de la mienne). Ils n’ont pas d’argent ici, c’est une réalité. Rien de prémédité, c’est d’une logique imparable : pour lui je suis une millionnaire. Punto. Pour mon banquier, bizarrement pas. Comme quoi tout est une question de point de vue.
Si Manon me voyait…elle me crierait : « tu ne vaux pas mieux que toutes ces vieilles cougars qui rincent pour… » ! Mais Mathieu Ricard, mon maître bouddhiste préféré me murmurerait : « Ne te juge pas toi-même et ne juge pas les autres ». Là tout de suite maintenant, pour une fois, j’ai envie de l’écouter lui.Je tends donc 1000 pesos à Didier (soit 20 euros, l’équivalent ici d’un champ de bananes de 1000 hectares vendu avec ses habitants, c’est-à-dire un troupeau de poules) et je souris à mon capitaine.
19H45- En deux temps trois salsas on se retrouve avec la petite clique à grignoter un pica Pollo (petit sandwich au poulet) devant le Colmado (petite superette locale) dans la rue principale du village. Tout le monde (sauf moi parce que je vous rappelle que j’ai dit « j’arrête » et que mon cerveau gauche est très développé) boit au goulot d’une bonne bouteille de Brugal.Rhum brun. Pur.De l’autre côté de la rue, les baffles de la discothèque plein-air du village crachent de la merengue et de labachata à tue-tête. Ca grésille, ça frétille.J’observe de loin avec fascination la piste de danse.Ici personne ne se regarde, personne ne se juge. Ça balance, ça chaloupe, ça houle et ça gondole. Corps à corps, fusionnel, organique sans tabou. Magique…
Un homme, visiblement un copain de Didier nous fait signe de les rejoindre. Carlos me prend par la main et m’entraînedirect sur la piste de danse. Je n’ai pas bu un verre depuis la plage, je suis en pleine possession de mes moyens. Aucun risque.
Mais au contact de ce corps chaud et de ce déhanché… Diosmios (!)je me réincarne prématurément enChamalo géant, celui qu’on faisait griller au-dessus du feu pendant mes camps « scout toujours » !Non, pas un chamalo, plutôt une pastille effervescente qu’on vient de jeter dans un verre d’eau. Je fonds mais je pétille.Moi aussi je balance, je chaloupe, je houle et je gondole. Dans ses bras j’ai l’impression d’être aussi sexy que Travolta dans Saturday night fever. Du moins il me le fait croire et rien que pour ça, je peux le remercier.Je me laisse complètement emporter par ce rythme endiablé. J’oublie tout…Presque tout… sauf les 20 clopes que je fume par jour… J’ai besoin d’une pause.
Assis à la table du petit groupe, une petite brise vient rafraîchir nos corps plein de sueurs. A Paris, je me serais déjà précipitée aux toilettes depuis 3 heures pour essuyer ces gouttelettes rebelles et impertinentes qui perlent sur mon front. Les garces ! Ici tout le monde s’en fout, moi la première. La température redescend. Je maîtrise.Didier fait le maître de cérémonie. Les verres s’entrechoquent. Brugal pur. Je maîtrise encore. Carlos est à côté de moi. Il me regarde avec ses yeux rieurs. Je souris. Il me prend la main. Je souris. Je suis bien.
Et ça n’engage à rien. Je maîtrise toujours.
« Eh, c’est Franka Reyes, j’adore cette chanson ! »Je les adore toutes leurs chansons parce qu’elles parlent avec le cœur, elles ne parlent que de ça d’ailleurs.Et dans mes oreilles de trentenaire qui s’en est mangée-des vertes et des pas mûres, enfin, surtout des (gros) murs mais qu’y croit toujours- ça réconforte, comme un bon café au lait. Je la fredonne avec un espagnol plutôt approximatif, ça le fait rire. Et c’est reparti pour un tour.
Sur la piste, il me murmure directdans le creux de l’oreille, avec ce même naturel déconcertant : « Quierohacer el amor con tigo ». Je prends ma respiration (ca c’est encore un truc de bouddhiste) et réponds au tac au tac et fièrement : « jajaja (=eh eheh) no soy un mujerfacil (= je ne suis pas une fille facile), nos soy la tourista... (avec les 3 petits points accolés ça en rajoute une couche) OK ? »Mais comment peut-on être aussi schizophrène… ? Je m’impressionne moi-même. Ça n’a pas l’air de perturber Carlos pour un pesos. Il m’embrasse dans le cou. Je reste de marbre parce que je suis 90% cerveau gauche, vous l’aurez compris.
Didier sur le bord de la piste nous indique qu’une nouvelle tournée est servie. Et glou et glou et glou…Au deuxième verre, je commence à maîtriser un peu moins. Il a de plus en plus de monde, ça se bouscule, mon esprit se feutre...Un homme m’invite à danser. Carlos fait barrage avec une force animale. Ce concentré de machisme testostéroné me fait vibrer comme une midinette écervelée. Une idée complètement folle me traverse alors l’esprit : Et si je devenais ce cliché tant décrié par mon amie Manon ? Personne n’en saura rien, elle encore moins. Silence. Je réfléchis. Encore, parce que comme j’ai un peu bu, ça prend un peu plus de temps. Finalement je décide de dire NON à cette idée complètement folle.
Pour oublier je retourne sur la piste. Il me rejoint. Nos corps se parlent c’est évident. D’ailleurs c’est fou comme des corps peuvent parler beaucoup plus forts que des mots.Non je ne suis pas un lieu commun !Pourtant il me semble que nos gestes sont de plus en plus… Non je ne suis pas une banalité !Je m’enfonce à chaque seconde un peu plus dans la volupté de cet instant. Non je ne suis pas un cliché ! Je me soupçonne cependant d’être en train de fondre, aussi vite que les bonnes résolutions prisent en ce début d’année 2015 (c’est-à-dire :ne plus fréquenter de bad-boy, boy tout court, c’est bien suffisant…,ne plus dire de mal de mes collègues idiots, car c’est pas de leur faute… rire au blague débile de mon voisin épileptique, parce que le pauvre c’est déjà pas facile…).
Puis… ses lèvres embrassent mon... puis mes… et ma…Il faut se rendre à l’évidence voire à la police : j’ai dû entre temps égarer mon cerveau gauche car chaque grain de ma peau se fige ...jusqu’aux bout de mes doigts de pieds tout bronzés.Plus aucun doute,je suis clairement entrain de flancher…
Et après tout« Nom de Diale, bouton de culotte et voiture à pneu » (injure préférée de mon tonton Hubert, celui qui prend son 1er pastis au p’tit dej), je ne suis pas Mère Thérésa. Je n’ai jamais fait vœu de chasteté moi, Dieu m’en préserve ! Et visiblement je ne suis pas non plus une sportive de très trèshaut niveau (ca à priori,avec ma taille 42, on s’en doutait déjà…).Et puis J’adore Manon mais je l’emmerde, j’ai 34 ans et j’ai envie de vivre !
A la vitesse d’une limace sous anesthésie (= je prends grave mon temps pour savourer ce moment) je tendsà Carrrlosmon… puis mes…et ma… « mamamiadon’t let me go » qui en redemandent.
Blanc intersidéral(mais celui-là je voudrais qu’il ne s’arrête jamais)… puis Trou noir…
En deux temps trois salsas (décidément…) on se retrouve sur le lit en paille de mon petit bungalow. Je tente un dernier « Non… quand même…faut pas… » FF (faussement farouche) histoire de rester fidèle à mes principes ancestraux. C’était sans compter sur les arguments de Carlos, de taille pour certains…
On a balancé, chaloupé,houlé et chaviré. Corps à corps, fusionnel, organique sans tabou. J’ai fait péter tous mes verrous. Je vous l’avais dit : ici, pas de chichi, pas de froufrou, pas de tutu. Mais alors tellement de Aaaaa E IiiiiOoooooh(capitain, mycapitain !) Uuuu…
On s’est regardé. On s’est rien dit. On s’est souri.
Puis on s’est aimé toute la nuit.
Deux corps qui se touchent, deux âmes qui se trouvent.
Vice et versa. Magique…

Et me laissant à mon destin, Il est parti au p’tit matin. Les yeux plein de lumière (les miens aussi soit dit en passant !). Il était Grand, il était beau,Il sentait bon le sable chaud, mon légionnaire…
Morale de l’histoire : Justice est enfin faite. Il était quand même grand temps que Piaf partage son matos !
4 janvier 2015-17H30
Vraie morale de l’histoire : J’étais dans l’avion, destination Paris, repensant à cette rencontre et cette nuit incroyable et… incroyable (car je ne trouve pas d’autres mots) et j’ai crié à voix haute avec la même excitation de midinette écervelée de la veille :
« Finalement, c’est trop BOoooN d’être un cliché !!! ».
Des passagers se sont retournés en me regardant d’un air dubitatif. Je leur ai adressé un énorme sourire, mais pas le sourire délavé, ultrabright des pubs de lessive. Un sourire puissant, plein de couleurs et tellement plus efficace que 10 ans de psychanalyse. Un énorme sourire, le sien.Le mien aussi désormais. Un cadeau de Putamadre (= **** de m---e).
Livré en 24h chrono !

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